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VTT Ballancourt

Les dernières escapades...

La Valsloppet 2014 : la plus belle ?

Retrouvez toutes les photos de ce week-end de folie en cliquant ce lien et le montage vidéo de Freddy .


La Valsloppet ? Qu'est-ce que c'est ?
La première fois que j'ai entendu ce nom difficilement prononçable tant que l'on n'en connait pas l'orthographe et dont le sens m'échappe encore, ce devait être au mois de Mars à l'occasion de l'une de nos sorties dominicales. Lors d'une pause, le sujet a été évoqué, on m'a expliqué en quelques mots que c'était les fous furieux du groupe sportif qui s'y étaient inscrits et que c'était une randonnée particulièrement difficile.
Plus tard, quand je me suis risqué à participer à quelques excursions avec le groupe cité plus haut, j'entendais de manière récurrente cette phrase : "c'est une bonne préparation à la Valsloppet". Chaque coup de pédale, chaque virage, chaque saut semblaient avoir pour toile de fond cet objectif fédérateur : la Valsloppet.
C'est donc à ce moment que j'ai appris le détail de cette affaire, 5 000 m de D+ dont 3000 le premier jour et tout ça, bien sûr, en plein cagnard et au milieu de la caillasse. Pauvres fous, ils ont l'intention de gravir l'équivalent du Mont Blanc (je vous fais grâce des 200 mètres supplémentaires) à la force des mollets.

Je voyais donc la Valsloppet comme une randonnée qui suscite le respect du vttiste et qui l'amène à la préparer avec rigueur et obstination ou, plus raisonnablement, à ne pas y participer.

Peu avant la date fatidique, Fred, sans doute sur le ton de la boutade, me propose de me joindre à eux. Comme une évidence, je décline son offre, d'autant plus facilement que les inscriptions sont closes depuis des mois. Mais l'idée a germé dans ma tête et, à les voir préparer cette randonnée avec autant d'enthousiasme, j'ai fini par être convaincu que ce devait être vraiment une belle aventure. Un concours de circonstances m'a emmené à contacter un organisateur juste au moment où une place se libérait.

valsloppete 01

Me voilà donc le samedi matin sur les terres ardéchoises où je rejoins la fine équipe, le décor est déjà prometteur. Enfin, je devrais dire que c'est plutôt l'équipe qui m'a rejoint et avec un certain retard. Ils ont prétexté un problème d'intendance la veille au soir, une sombre histoire de pizzas qui refusaient de se laisser cuire avec promptitude.
Bref, je commence seul la première épreuve : une attente de plus de ¾ d'heure pour recevoir la précieuse plaque agrémentée de divers lots, dont une bouteille de vin.
Comme ni le contenant ni le contenu ne semblent adaptés aux péripéties qui nous attendent, nous décidons de lui infliger une séance de sauna de deux jours dans le coffre de notre voiture. Pas sûr qu'elle ne s'en remette. Chers amis Ballancourtois, si un participant à la Valsloppet vous invite à boire un "bon petit vin que j'ai déniché chez un petit producteur que je connais personnellement" dont l'étiquette mentionne "Fêtes des vignerons ardéchois 2013" , vous ne pourrez que déplorer le peu de considération qu'il vous porte. Oui, je me suis permis quelques digressions pour compenser d'autres détails peu glorieux que j'ai préféré censurer.

C'est à 9h30 que nous pouvons prendre, avec une certaine appréhension, le départ de cette Valsloppet tant convoitée.
Le début ne présente pas de difficultés particulières, néanmoins je comprends rapidement que la courte nuit de la veille me prive d'une partie de mes forces. Ce n'est pas grave, il va falloir compenser en moulinant dans les montées, de toute façon, vue la configuration du parcours, je suppose qu'on ne peut faire autrement. Au premier ravito situé à 13 km du départ nous arrivons à peu près groupés et encore frais. Freddy a un problème de lentille, il voit trouble d'un œil, il n'est pas dans les meilleures conditions pour aborder ce périple.
Pour repartir, il y a une petite descente d'une vingtaine de mètres, assez raide, ce qui provoque un petit bouchon. J'attends patiemment mon tour pour... me vautrer lamentablement. Je m'en tire avec un peu de peau arrachée.
Nous avons ensuite l'occasion de traverser deux pierriers impressionnants. C'est sur le second que Tarla arrache la valve de sa roue. Cette réparation va prendre un certain temps et un peu d'énergie de Maël qui sera désigné pour pomper afin de mettre en pression ce pneu récalcitrant.
Progressivement, le parcours devient plus sélectif. Les montées, plus caillouteuses, sont usantes, surtout pour moi qui a du mal à composer avec les obstacles. Cela m'oblige à relancer en permanence. Les descentes deviennent plus techniques, et là, la différence entre mon modeste niveau et celui de vttistes confirmés est flagrante. Je me fais doubler par des dizaines d'entre eux.

Arrivé au lieu du repas, je retrouve Tarla, Carlos, Jean-Marie, Ben, Fred et Freddy qui ont quasiment fini de déjeuner. Quant à Maël, il n'en a pas ressenti la nécessité. Progressivement les autres ballancourtois arrivent. On apprend que Jean-Marc a fait une mauvaise chute, et on s'inquiète de ne pas le voir arriver, d'autant plus que ceux qui étaient derrière lui ne l'on pas croisé. Il arrivera un peu plus tard et nous dévoilera les dessous de cette affaire. Non, seulement il avait fait une chute qui l'obligeait à piloter d'une main, mais en plus il s'était égaré. Heureusement qu'il a croisé un organisateur qui l'a ramené sur le droit chemin, sinon il partait pour un tour de l'Ardèche. Toujours est-il que son escapade lui a valu 150 mètres de dénivelé supplémentaires.
Le groupe de Tarla & Co repart le premier, je décide de rester un peu plus longtemps, je repartirai avec Mario à 14h30.

Le programme de l'après-midi est composé, notamment, de deux longues montées. La première commence par un chemin assez roulant de 7 km. Vient ensuite un passage par des crêtes avec une vue extraordinaire. Dans sa deuxième partie, la montée, plus raide et parsemée de grosses pierres, invite les vttiste les moins ambitieux à descendre de leur vélo et à créer une longue procession jusqu'au sommet. J'y participe sans rechigner.

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La descente qui suit débouche sur le dernier ravito. C'est Patrick qui me rejoint le premier. Visiblement, il est encore en pleine forme. Cela l'emmène à regretter de ne pas être parti avec le groupe de tête après le repas. Mario nous rejoint ensuite, il est moins frais mais tout aussi déterminé à atteindre l'arrivée.

Nous voilà reparti à 16h 50 en approche de la dernière ascension de la journée. Un chemin forestier s'offre à nous pour nous amener vers le sommet. J'avoue que c'est un terrain sur lequel je me sens habituellement à l'aise : une montée assez douce et raisonnablement roulante. Par contre, le contexte est plutôt inédit, 10 km d'ascension sans interruption après 52 km de vtt dans les jambes. Il s'agit de trouver le bon rythme, celui qui permet de monter sans s'essouffler et sans affoler le palpitant. Un cycliste m'invite à lever la tête, on distingue à peine, tout en haut, quelques points de couleurs en mouvement. Il ajoute, d'un ton grave, que tôt ou tard on devra être à leur place.

L'ascension va durer une heure quinze, une heure quinze à pédaler sans relâche. Nous allons croiser quelques cyclistes qui, assis sur le bord, ont besoin de retrouver leurs forces, d'autres préfèrent faire une partie du chemin à pied. Je m'accorde deux ou trois pauses à l'ombre pour boire et grignoter, sans oublier d'admirer le paysage. En regardant la vallée, je me dis que je suis enfin devenu ce petit point rouge posé sur ce bel écrin vert.

J'aperçois enfin le dernier ravito, je suis alors étonné de voir des cyclistes, leur vélo sur le dos, en train de grimper. On m'annonce enfin que le sommet ne sera atteint qu'au prix d'un portage de 400m. Patrick et Mario me rejoignent, compte tenu de mes talents de descendeur, je préfère partir en avance.
Bien m'en a pris, arrivé au sommet, je me rends compte que la descente va être un peu compliquée. Visiblement, je ne suis pas le seul à faire ce constat. Rares sont les cyclistes à entamer cette descente sur leur monture. Ensuite, en fonction de son niveau, chacun décide plus ou moins tardivement de monter sur son vélo. En ce qui me concerne, j'avoue avoir pris le temps d'une longue réflexion. Comme prévu, Patrick et Mario ne tardent pas à me rejoindre. Ils prennent ensuite la peine de m'attendre régulièrement de manière à atteindre l'arrivée ensemble. C'et vraiment sympa de leur part. Cette descente m'aura pris plus d'une heure.
On sera accueilli aux Mobil-homes sous les applaudissements du groupe de tête déjà douché et prêt à prendre un bon repas. Djé nous rejoindra un peu plus tard, il a fait tout seul, la dernière partie de la randonnée.

Après une bonne paella, certains décident de remettre en état leur vtt qu'ils ont dû particulièrement maltraiter. Il est temps d'aller se coucher. J'apprends que je ne partagerai pas mon lit avec un Ballancourtois, ce qui est plutôt rassurant compte tenu des rumeurs qui courent à leur sujet.

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Le lendemain, tout le monde se lève avec un "aaaaaaah j'ai bien dormi" J'avoue que ça a fini par m'agacer parce que moi justement, je ne suis pas parvenu à fermer l'œil de la nuit. Je commence cette journée en me demandant s'il est raisonnable de prendre le départ. Comme toujours, je suis porté par l'enthousiasme du groupe et je décide de faire les premiers kilomètres avec eux quitte à prendre la route par la suite

C'est vers 8h30 que nous avons pu prendre le départ, chacun avec ses objectifs propres. Pour Maël il s'agissait sans doute de continuer la séance d'entrainement, pour d'autres comme Carlos, Jean-Marie, Freddy, Tarla, Ben, Jean-Marc ...j'imagine que c'était l'occasion de faire une perf, alors que Vred, Djé et Julien ne devaient penser qu'à un chose : s'éclater dans les descentes. Patrick et Fred espéraient arriver suffisamment tôt pour profiter de la piscine, tandis que pour Mario, Jérémy et moi atteindre l'arrivée serait déjà une satisfaction.

Enfin, je devrais dire un peu après 8h30, car certains ont ressenti la nécessité d'enduire d'une crème protectrice leurs chairs meurtries au contact de la selle. Chacun d'entre eux a donc du piocher dans le pot commun qui appartenait initialement à Vred. Le pauvre Vred a constaté avec dépit que l'utilisation collective de sa crème avait altéré quelque peu sa composition et avait même abouti à l'ajout d'ingrédients supplémentaires dont je tairai les détails. Ces ballancourtois ont vraiment de drôles de mœurs.
Vred, je te suggère d'offrir une bonne tartine garnie de cette crème à une personne contre laquelle tu nourris une rancune particulière, au prof de gym de tes enfants par exemple.

Ce dimanche matin, le parcours ne nous laisse que très peu de répit. Très rapidement nous sommes confrontés à des passages particulièrement techniques. Vred et Djé me doublent dans une descente, ce dernier me conseille de me lâcher et d'accélérer. Ce que je fais sur ... une centaine de mètres, avant de faire une figure sans doute spectaculaire car le vttiste qui me suivait m'a suggéré de m'asseoir cinq minutes avant de repartir.
Ma principale préoccupation étant de savoir si j'étais encore en état de pédaler, je remonte sur mon vélo.
Un genou me fait mal, mais pas au point de m'empêcher de pédaler. Par contre, je me suis arracher la peau au même endroit qu'hier. Il faudra que je veille à tomber de l'autre côté la prochaine fois sinon je vais attaquer l'os.
C'est alors que Julien me rejoint et me propose de m'accompagner dans la descente. Je décline sa proposition de peur de trop le retarder, il insiste, nous voila parti pour une descente assez technique.

Ensuite, c'est sans doute dû au manque de sommeil, il ne me reste plus que quelques images de cette matinée. Je me souviens avoir croisé Tarla et Jean-Marie, ce dernier réparait une crevaison. Ils m'ont ensuite doublé à une vitesse telle qu'ils ne m'ont même pas reconnu.
Je ne sais à quel moment je me suis retrouvé avec Patrick et Fred, que je ne quitterai plus, à ma grande satisfaction, jusqu'à la fin de la rando.
Arrivé au deuxième ravito, je constate que les vttistes sont en train de prendre leur repas. Je ne comprends pas, deux ravitos étaient prévus avant la pause repas, on nous aurait menti ? Patrick m'expliquera d'un air étonné que nous nous sommes bien arrêtés à deux reprises. Je manquais vraiment de lucidité.

Nous prenons donc notre repas en plein cagnard, même la tranche de jambon qui commence à prendre des reflets verts ne semble pas apprécier. Vred, Djé, Julien et Mario nous rejoignent. Ce dernier semble particulièrement affecté par cette chaleur écrasante. Ce repas sous un soleil de plomb ne va pas contribuer à améliorer son état.

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Nous repartons en mode « touriste ». Fred s'arrête pour prendre des photos d'un château en ruine, Patrick en profite pour réparer son vélo. On s'accorde quelques pauses à l'ombre pour éviter la surchauffe, on prend même le temps de discuter avec des autochtones. Voilà des moments bien agréables qui nous permettent de mieux supporter ces montées sous une chaleur accablante. Comme d'habitude, ils m'attendent patiemment après chaque descente.
A deux cents mètres du ravito, mon vélo déraille, le bon samaritain, en la personne de Patrick, me propose de me tenir à son épaule et de me remorquer pour pouvoir étancher plus rapidement une soif intense. Arrivé sur la place, des regards médusés et admiratifs se posent sur Patrick pensant sans doute qu'il m'avait tracté depuis le début de la montée.
Nous amorçons la dernière ascension qui débouchera vers un point de vue splendide. Arrivé au sommet, on ne peut faire autrement que de s'arrêter pour contempler pendant de longues minutes ce paysage magnifique qui s'offre à nous comme un cadeau d'adieu.
S'ensuivent encore quelques petites montées avant de commencer la dernière descente, plus abordable sur le plan technique.
Nous voilà donc heureux d'être arrivés. Une bière fraiche qui procure, en s'écoulant dans notre gosier, un plaisir proportionnel à la température extérieure, contribue à notre bonheur.
Le groupe de tête a terminé depuis longtemps et est déjà rentré au camping, tandis que la bande à Vred, retardée par une dernière crevaison, nous rejoindra quelque temps plus tard pour partager notre joie.
Je n'aurai pas le plaisir de prendre un dernier repas avec eux dans cette belle contrée puisqu'il me faut déjà partir pour Valence.

Voilà, la Valsloppet c'est une randonnée exigeante où tout plan horizontal est banni pour ne donner lieu qu'à des montées ou des descentes, c'est une succession de paysages d'une extraordinaire beauté qui demande de prendre de la hauteur pour mieux en apprécier les contours, c'est un tracé qui demande un bon bagage technique pour pouvoir profiter avec gourmandise de ses belles descentes, c'est enfin l'occasion de partager des moments d'efforts et de doutes mais surtout des moments de joie pour nous laisser des souvenirs inoubliables.

La trace GPS du samedi (70Km & 3000D+)

La trace GPS du dimanche (60km & 2000D+)

Commentaires  

#11 scual 12-07-2014 10:51
Salut , Premièrement bravo pour le commentaire . C'était ma 2ėme édition et toujours exceptionnelle ds sa beauté et sa difficulté . J'ai été ravi de te rencontré sur le parcours et de rouler avec toi ... rdv à la Ballancourtoise .....
pascal
#10 scual 12-07-2014 10:45
Premièrement bravo pour le commentaire , c'était ma 2ėme édition est toujours magnifique , plus difficile cette année (perso) j'ai été ravi de te rencontré sur le parcours et de rouler avec toi !!! Rdvà la Ballancourtoise ....
Pascal
#9 carlos 17-06-2014 05:33
excellent CR merci
#8 patler91 14-06-2014 19:12
Citation en provenance du commentaire précédent de Mario :
j'ai abandonné après le repas du deuxième jour, certainement en partie du à la chaleur.

Pour moi tu l'a terminé ta Valslopette Mario! Car boucler la première journée été le plus gros défi et avec la forme et surtout l'état d'esprit que tu avais samedi tu pouvais terminé mais la chaleur a eu raison de tes forces, bravo Mario "le bouldog"!
#7 patler91 14-06-2014 19:02
Bravo et merci pour ton CR Luc. Comme on oubli vite! Effectivement j'avais oublié le remorquage devant le ravito avec l'aplaudisement des locaux ... Mdr. :lol:
+1 #6 Djé 14-06-2014 11:41
Merci Luc pour ton CR qui retrace vraiment bien ces 2 jours en ardèche (jusqu'aux détails concernant le pot de Vred, mdr !!) . Du reste, désolé pour ta boite en descente, c'est vrai qu'avec mon pote Vred on a tendance à se lâcher dans le D- (tu as 2 ans pour progresser techniquement en descente et te lâcher pour la Valsopette 2016, tu verras c'est que du bonheur !!)...
+1 #5 Vredman 14-06-2014 11:29
Bravo Luc ! j'en ai la chair de moule euh pardon de poule bien sur ! pour un dépucelage (je parle de la rando ! ) tu as étais bien gâté !!! . VRED .
#4 Tarla 14-06-2014 08:15
Magnifique compte-rendu.
On va t'embaucher pour les CR de sorties toi ...
#3 jmleber 14-06-2014 07:46
Bravo tu as vraiment bien retranscrit l ambiance de cette randonnée, à ta lecture je m'y suis retrouvé.
Merci.
:lol:
#2 mael00 14-06-2014 03:15
Superbe CR :-)

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