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VTT Ballancourt

Nouvelles des amis

Ma Transvésubienne 2013...

La Transvésubienne... j'ai cette course en tête depuis un an et je décide cet hiver de m'y engager. Après une préparation de plusieurs mois, quelques heures de selle, et un repérage in situ durant une semaine en avril, je suis donc aligné au départ de la fameuse TransV.

La course commence le samedi par un prologue à profil descendant. Cependant pour des raisons de sécurité (chutes de neige et de pluie quasiment incessantes depuis la nuit) l'organisateur décide d'annuler l'épreuve une demi-heure avant le premier départ. Mon samedi après-midi fut occupé aux ultimes révisons du bike et surtout, vue les conditions climatiques, à lubrifier la chaîne.

Au briefing du samedi soir, l'organisateur conseille les meilleurs lieux pour abandonner. La pression monte d'un cran. Cependant je pense à d'autres choses pendant ses propos : mon but est bien d'arriver à Nice et je ne me permets pas de prévoir l'abandon.

À mon réveil dimanche (3 h 30) les précipitations ont enfin cessé. Le départ de ma vague (challenger) est donné à 6 h 35 (départ par vague selon le palmarès des années précédentes) dans une fraicheur hivernale. Les premiers mètres s'effectuent en remontant une piste de ski.

A 1 km du départ, un coureur double tous les concurrents sur l'extérieur de la trace avec une extraordinaire facilité. Je reconnais Christophe Sauser (pilote Specialized, champion du monde XC Marathon 2011, vice-champion d'Europe le week-end précédent) qui a subi une crevaison dès le départ. Je reste concentré sur mon effort.

Après 2 km de montée, nous arrivons à 1 600 mètres d'altitude sur une couche de neige de 10/15 cm tombée la veille. Nous progressons en file indienne. Personne ne parle. Un silence impressionnant règne.

Très rapidement il n'est plus possible d'avancer et un premier poussage s'impose. Je me concentre donc sur la marche : faire attention où poser les pieds pour éviter les glissades et les efforts inutiles. Puis nous subissons une averse de grésil pendant une dizaine de minutes. Au cours d'une descente, je pars une première fois à la faute. Ma roue avant a dérapé sur une plaque et mon genou droit est égratigné mais indolore. Nous totaliserons 15 km de parcours sur ce manteau neigeux.

Au premier ravito, sans m'attarder j'avale des gels et sirote deux verres. Une bénévole nettoie mes lunettes et me voila bien vite reparti.

Je distingue le sentier reconnu début avril. Il était alors sous la neige mais aujourd'hui celui-ci a fait place à un torrent. En temps normal ce sentier descendant, de pierres et de racines, doit être agréable avec cette succession d'épingles serpentant entre les sapins. Sauf qu'aujourd'hui l'humidité complique le pilotage. Certains concurrents me doublent avec une rapidité et une agilité déconcertantes !

Me voici une seconde fois parti à la faute, j'effectue un énorme soleil dans une partie à – 20 %. Je me retrouve de tout mon long, à plat-ventre, mon vélo retombé sur le dos. Impossible de me dégager ! Un concurrent vient me libérer de mon VTT. Relevé, un peu sonné, j'ai maintenant les deux genoux en sang. Et surtout une douleur intense avive la paume de ma main. Je suis en colère contre moi : mon pilotage a été mal géré. À cause de cet hématome douloureux, je pense durant une seconde arrêter... mais « c'est dans la tête » c'est bien connu.

Reparti, je descends prudemment la trace pour éviter la casse physique et matérielle et je gère mon freinage comme je peux à cause de ma main endolorie.

Au fameux portage du « Brec d'Utelle » la falaise est escaladée avec le bike sur le dos. L'environnement me parait surréaliste. Face nord aucune perspective ne se dessine car le précipice se perd dans le brouillard. Mais une fois au sommet du Brec, la vue au sud est bien dégagée. Et une descente très technique s'amorce pour... 40 minutes.

La mythique balise 113 (l'énorme marche présentée sur l'affiche de l'organisateur) apparaît. Je la franchis à pied car je ne veux pas prendre de risque.

Puis la course remonte jusqu'à la Madone d'Utelle. Après 40 min sans tourner les jambes, il s'agit maintenant de gérer les 400 mètres de D+ sur 5 km.

Arrivée à la Madone, ô miracle ! le second ravito. Et l'apparition de la pluie. Je remplis le camelbak et grignote quelques mets avant d'affronter la descente de la Madone aux premiers mètres particulièrement techniques.

Après un passage tendu, j'arrive à Pont du Cros juste 10 min avant la mise hors course. Ouf !

J'aborde donc le passage réputé et tant redouté des 4 km pour passer de 180 m d'altitude à 550. Je le maîtrise plutôt bien pour l'avoir emprunté à plusieurs reprises en avril. La température augmente... J'arrive à Levens assez satisfait car je franchis cette nouvelle porte horaire avant la limite fatale.

Au "Col du Travail" suite aux chutes de neige et à une décision de l'organisateur de la veille, le parcours emprunte la piste. Et j'avoue n'avoir jamais autant apprécié de rouler sur une piste !

J'atteins Plan d'Arriou, dernière porte horaire, avec soulagement. À partir de ce moment-là, sauf casse physique ou matérielle je sais que j'obtiendrais le sticker. Je reste attentif. Des efforts sont encore à fournir... J'entame donc cette ultime portion avec prudence.

Au dernier ravito, je lubrifie ma chaîne de WD 40. Il faut ménager sa monture pour s'assurer de terminer. Au col d'Aspremont, la méditerranée se laisse découvrir.

Après la traversée de la jungle (terme utilisé par l'orga, il s'agit d'un lieu comportant des passages improbables) j'arrive enfin à l'altitude approchant le niveau de la mer.

Quelques slaloms dans l'équipement urbain et je pénètre sous le tunnel du Paillon à Nice, fermé à la circulation pour l'occasion de la TransV. Je roule à bloc. Drôle d'impression de rouler en VTT à contresens dans un tunnel de type "périph"... Et curieuse fin de course, étonnants contrastes avec les paysages extraordinaires parcourus toute la journée.

Juste à la sortie du tunnel je franchis la ligne d'arrivée avec joie et émotion. Une demoiselle colle immédiatement le convoité sticker « Finisher » sur ma plaque de cadre.

Je termine donc ma première TransV à la 361ème place en 11 h 26 soit 4 h 57 après le vainqueur. Mon objectif était de terminer et il est atteint.

Le virus de la TransV m'a frappé et je serai certainement à son départ en 2014 ...

L'organisateur pense durcir la course l'année prochaine. Selon lui le VTT moderne s'est adapté aux terrains difficiles et sa pratique devient trop accessible (matériel perfectionné et meilleure préparation des participants). Alors l'épreuve comporterait le samedi un aller Nice - La Colmiane et le dimanche le retour La Colmiane – Nice. Ceci laisse songeur ...

 

La vidéo officiel de la TransV 2013 :

http://www.youtube.com/embed/ouPGk8K8AYQ

Quelques photos :

Commentaires  

+1 #9 roland 16-08-2013 08:02
Nous avons discuter a l'arrivée ( vttyvette) tu avais l'air encore frais :cry: !! pour ma part recallé a plan d'ariou pour 4mn , mais content d'avoir vécu cette aventure sur ces chemins mythique !!
encore bravo et a bientot a la Verte Ballancourtoise , sur le raid bien sur !!
#8 snakeman 02-06-2013 10:40
chapeau bas, bravo ,beau recit c kler que cela donne envie

a+
#7 carlos 30-05-2013 12:37
pour le wd40 moi je suis d'accord ça sert a rien par temps humide mais c'est psychologique
quand il y a rien d'autre
ps moi aussi ça ma donner envie de la faire
alors soyons fous ! le défi premier c'est de rallier l'arrivé ça serais déjà très bien
allons ...
trois qui dit mieux
#6 carlos 30-05-2013 12:20
très bon récit de ton aventure cest vraiment palpitent ont si croirait
il en faut de la motivation pour ne pas craquée et aussi du courage
pour l'année prochaine tu compte y retourner je suis sur que tu fera encore mieux si le beau temps est de la partie
encore bravo !!!
+1 #5 Grandpamini 29-05-2013 05:36
Respect, très beau CR. Par contre, je laisse Tarla t'accompagner l'année prochaine. 8)
+1 #4 Tarla 28-05-2013 22:30
Ca donne envie ...
#3 mael00 28-05-2013 22:02
Yannick, le fameux débat sur le WD40. ;-)

Cette marque est l'un des sponsors de la course alors nous avions à disposition gracieusement des aérosols de WD40. Et étant donnée que ma chaîne était sec après la neige, la boue et l'eau ... (J'essaye de me justifier)
+2 #2 Yannick 28-05-2013 21:38
Lubrifier sa chaîne avec du WD40, c'est un peu comme si tu faisais des frites avec de l'huile de vidange ! :lol:
+1 #1 Mario 28-05-2013 21:11
Superbe compte rendu Maël :-)

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